Mithé ESPELT 

Mithé ESPELT 

(1923-2020)

Image de Nick Jones

Miroir mural "Stèle"

Après une formation aux Beaux-Arts de Montpellier puis à l’école de Fourcade initiée par Louis Hautecoeur, Mithé Espelt rejoint les ateliers Lydia Chartier à Paris. C’est là que Mithé Espelt va travailler sur la production de boutons et de bijoux en céramique pour Line Vautrin et apprendre à maîtriser la technique de l’étirage d’or. De retour en 1947, à Lunel, sa ville natale, elle retrouve ses amis Valentine Schlegel et Jean Hugo, et établit son propre atelier de céramique. Là, elle conçoit bijoux, miroirs et coffrets pleins de poésie, modernité et féminité. Devenues “mystérieuses” avec le temps, les créations délicieuses de Mithé, pourtant jamais signées, restent reconnaissables entre toutes grâce à leurs petites dimensions, leurs tonalités exquises, leurs motifs d’oiseau et de fleurs. Réalisés en céramique émaillée avec des inclusions d’or ou de verre cristallisé, ces objets de boudoir enchantent la côte d’Azur mais pas uniquement et trouvent une clientèle prestigieuse comme Louise de Vilmorin.


Bibliographie : 

Antoine Candau, Mithé Espelt - le luxe discret du quotidien, Editions Odyssée, Graulhet, 2020.